L’optimisation de la ressource foncière s’impose désormais comme une orientation d’aménagement très forte, et appelle à créer de nouveaux schémas : mixité des fonctions, intensification des usages, mutualisation des espaces, rationalisation des déplacements, surélévation, nouvelles formes architecturales doivent permettre le développement et l’accueil de nouvelles entreprises sans consommer davantage de foncier.Une charte sur l’urbanisme résilient existe à Poitiers et sert de cadrage aux discussions avec les promoteurs qui construisent au sein de la ville. Les réflexions portées par cette charte peuvent servir de support à l’extrapolation de réflexions sur l’habitat du futur à l’échelle de Grand Poitiers. Elle peut également être travaillée pour engager des réflexions sur d’autres formes urbaines et donc des opérateurs lotisseurs (maisons de ville et intermédiaires groupées) :1- Approfondir les discussions engagées dans le cadre du PLUi et PLH en faveur d’un urbanisme favorisant la sobriété foncière et résilient : dialogue avec l'ensemble des acteurs concernés, notamment les urbanistes, architectes, promoteurs, associations de riverains et élus locaux.2- Étudier la question de la densité du point de vue des usagers et habitants, de l’évolution des modes de vie et des besoins résidentiels (densité perçue Vs densité vécue). Cette étude doit prendre en compte leur expérience quotidienne, leurs besoins en matière de services, d'espaces publics et de mobilité. Ensuite, déterminer les critères permettant de concevoir une densité agréable / désirable - capitaliser retours expériences3- Lutter contre les îlots de chaleur urbains en ville en commençant par caractériser et cartographier ces îlots de chaleur (et les îlots de fraicheur) afin d’identifier les lieux à fort enjeu et prioriser les actions à mettre en oeuvre :- Appliquer l’approche 3-30-300 permettant de lutter contre le déficit nature de façon équitable et aide la nature à retrouver durablement sa place dans les villes- Identifier les espèces végétales et les méthodes de plantation désirables (locales, économes en eau, durables, ...) et, définir les structures supports souhaitées (murs végétaux, haies, toits végétalisés, arbres,) en fonction des lieux- Porter une réflexion sur les revêtements urbains afin de diminuer leur albédo (désimperméabilisation, inertie thermique des matériaux, colorimétrie…),- Organiser une ventilation naturelle par l’évolution des bâtiments et les rapports entre bâtiments (démolir pour créer une trouée dans un rue canyon chaude,)- Adapter les comportements individuels et collectifs (usage des moteurs thermiques et/ou électriques des véhicules et climatisation / horaires non adaptés…- Adapter la gestion de l’eau car le végétal a plus ou moins besoin d’eau pour évapo-transpirer.- Prévenir le risque de perte des jardins et espaces boisés de coeur d’îlot4. Engager une réflexion sur le potentiel mutable et concevoir des typologies compactes te innovantes : dans des fonciers restreints, et souvent figés dans leur extension, le développement de solutions architecturales innovantes est primordial. Par la verticalisation, la mutualisation, la modularité… l’exploration de nouvelles formes bâties apparaît comme un outil essentiel au développement et à l’optimisation des sites isolés.Autres principes d’aménagements pouvant être mentionnés dans le cahier des charges de l'immobilier local écologique et résilient en faveur d'une densification désirable généraliser :- S’appuyer sur la topographie naturelle des sites pour superposer des niveaux accessibles par des entrées hautes et basses- Faire de la valorisation de biens vacants une priorité opérationnelle- Veiller à conforter l’usage des bâtiments économiques et équipements dans le temps- Mutualiser les services- Agir sur les mobilités et stationnements- Etc.5. Formaliser l’ensemble de ces recommandations dans un cahier des charges avec des clauses thématiques et communiquer largement auprès des professionnels et des habitants : réunions publiques, ateliers participatifs et supports numériques.
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